Pour les grands amateurs
Pour imposer un nouveau style de montres masculines, Guy Ellia pouvait-il aller plus loin? Dans son parcours, il a prouvé qu’il aimait les défis. Pour compléter son exceptionnelle collection de montres de prestige il a osé le « tourbillon à remontage mystérieux ».
Pour les vrais amateurs, un « tourbillon » est un régal, tant pour les yeux que pour l’intelligence. C’est la quintessence de l’art horloger : un chef-d’oeuvre que très peu de maîtres-horlogers sont en mesure de réaliser et qui leur réclame des semaines de réglage. Cette complication a été réalisée pour Guy Ellia par la manufacture suisse Christophe Claret, la préférée des plus belles marques de la haute horlogerie helvétique.
A l’origine, voici deux siècles, le « tourbillon » avait été inventé par Abraham-Louis Breguet pour compenser les effets de la gravitation terrestre sur le balancier des montres de poche. Pour que ce balancier fonctionne plus régulièrement et ne se déforme en ne tournant que dans une seule position, on a conçu une sorte de « cage » qui tourne sur elle- même une fois par minute. Cette rotation est fascinante à observer. La minutie avec laquelle les dizaines de composants de ce tourbillon sont assemblés — la « cage » pèse moins d’un gramme — est un défi aux lois de la micromécanique.
On pourra admirer d’autant plus facilement cette « cage » — elle tourne une fois par minute — que le mouvement a été « squeletté », c’est-à-dire épuré au maximum de tous ses ponts et de tous ses rouages, pour ne plus révéler que l’essentiel de sa beauté. Une montre impressionnante par son design autant que par son remarquable mouvement, mis en valeur par la sobriété et les belles proportions de son boîtier aux angles stricts.