don't dream, just watch
Don't Dream, Just Watch
         

Guy Ellia, à la mesure du temps

«La création est une chose délicate : elle doit être le reflet de l’air du temps et rester intemporelle». Cette ligne de conduite s’est imposée à Guy Ellia depuis l’invention de sa propre marque en 1999.

Un hommage à la beauté intrinsèque des pierres
Déjà à Anvers en 1973, il apprend l’exigence du travail bien fait. Grâce à sa cousine, il rencontre le célèbre tailleur de diamants d’Anvers, Gabriel Tolkowsky et reçoit de ses mains, sa toute première balance qui lui portera chance et lui donnera, sans doute, le sens de l’équilibre et du bon goût.
Guy Ellia voyage aux quatre coins de la planète, de la Thaïlande à la Colombie, en quête des pierres les plus rares : rubis, saphirs, émeraudes passeront entre ses mains d’experts, mais aussi les plus beaux diamants de couleurs qu’il utilisera, ensuite, comme matières de prédilection pour ses propres créations.
Un jour pourtant, il souhaite se poser et ne plus courir à la recherche de la pierre d’exception. Conseillé par sa mère et des amis fabricants, il reprend, en 1994, les établissements Jean Guerin et s’installe, rue La Fayette, dans le quartier des diamantaires.

Une création à contre-courant
Son métier de taille et de négoce de pierres l’intéresse rapidement à la création Joaillière et il se lance, à l’occasion d’une première commande pour la Place Vendôme. Face à la crise du Golf, Guy Ellia répond par l’opulence et le luxe. « Aller à contre-courant ne me déplait pas. A l’époque, nous avons été une des rares Maisons à préserver notre stock et à proposer des pièces exceptionnelles». Ce sens de l’audace lui a permis de créer sa propre marque en 1999. Guy Ellia revendique d’être Joaillier et créateur, mais avant tout, de cultiver la différence. « Il s’agit pour nous de parer la femme. Oser le plus possible, jouer de la mode sans jamais céder à la mode et associer harmonieusement les contraires ». Dans ses collections, il a été le premier à unir des matières atypiques avec des pierres précieuses, comme son modèle «Nylon» qui allie le fil transparent à des diamants flottant dans l’air telles des lucioles. Son modèle «Elysa» marie le cuir à une barrette scintillante de diamants interchangeables. Une joaillerie jeune et indémodable.

La fascination pour les belles matières et l’élégance intemporelle
Amoureux des belles pierres, Guy Ellia aime tant le diamant qu’il a été l’un des premiers à en couvrir entièrement le corps de ses bagues. «A l’intérieur comme à l’extérieur, je veux sublimer les parties les plus invisibles». Il utilise le diamant comme une palette de couleurs et aime jouer de ses déclinaisons les plus subtiles comme «le pastel de diamant», un ensemble de coloris éteints et chauds qui fait ressortir le côté «natif» de la pierre ainsi que sa taille «façon brute». Son choix se porte sur des diamants rares de couleur jonquille ou de teintes insoupçonnées comme orange, café ou vert. Une de ses pièces maîtresses, le collier «Bollywood Party» ne présente pas moins de 295 diamants jaunes (17 carats), 10 diamants navettes et 3 diamants poires d’exception pour 11,39 carats. Un véritable feu d’artifice à l’image des super productions cinématographiques. Le collier «Moorea» réunit plus de 73 perles de Tahiti, Akoya et South Sea à des diamants blancs et café respectant avec subtilité, les teintes différentes des perles.
Des pièces de prestige qui ont séduit les plus grands magazines internationaux .

Une horlogerie introspective
«Ma création de la Joaillerie est un regard sur la femme. Le bijou est un messager qui va transmettre un acte d’amour. L’horlogerie est beaucoup plus introspective et dévoile le caractère de la personne qui le porte». Devenu joaillier à part entière, Guy Ellia se lance en 1999 dans la création horlogère. Toujours avec ce même niveau d’exigence, il place au cœur de ses modèles des mouvements d’exceptions, signés Parmigiani ou Piguet. Sa première création «Time Square» est pourtant destinée aux femmes. «Je ne voulais pas créer une montre pour femme qui serait une déclinaison d’une version homme. Elle devait être conçue spécifiquement pour la femme». Le design reflète les caractéristiques féminines: le cadran carré pour sa rigueur, les chiffres arabes pour sa volupté et les 1729 diamants pour son éclat. Après le succès du modèle «Time Square» pour femme, décliné sous de nombreuses versions (2311 MV6 ou la 2311 Squelette), enfin, Guy Ellia s’attaque à la réalisation d’une montre pour homme et se dévoile un petit peu. Au Salon de Bâle de 2004, il lance sa montre «Z1» reprenant l’initiale du prénom de son fils Zacharie. Amoureux des belles mécaniques automobiles, Guy Ellia a transposé sa passion à travers ces véritables machines à mesurer le temps. Année par année, avec l’aide de Christophe Claret, un maître Suisse de la Haute Horlogerie, Guy Ellia a conçu une série de montres à complications. En guise d’exemple, sa montre «Tourbillon Magistère» demande un à deux ans pour être fabriquée et fera seulement une quinzaine d’heureux élus à l’année.
Petit détail qui a son importance : les montres sont signées au dos de la boîte avec un petit diamant sur le point du « i ».

Guy Ellia aime rappeler une citation d’Oscar Wilde : «Au fond, j’ai les goûts les plus simples qui soient : je me contente toujours de ce qu’il y a de mieux».
Un niveau d’exigence qu’il aime faire partager aux hommes et aux femmes qui ont le sens du beau et du bon goût.
«Don’t dream just watch». Avec ses créations, Guy Ellia donne corps à ses rêves.

 

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