Round Square Elypse
Modèles | Round Square 2320 LV6 Convex ELYPSE

L'Elypse : silence sidéral...

En horlogerie, la forme ovale reste d’un emploi assez rare. Depuis deux ans pourtant, Guy Elllia, en créateur indépendant, a su sentir la puissance et la force d’une géométrie primordiale.
La voici aujourd’hui, à pleine maturité, totalement révélée.

Fractal dans la collection de cette année, l’Elypse est à l’oeuf comme le commencement ou le premier des volumes. Féminin, presque rond, mais pas vraiment non plus, il est aussi l’expression de la course elliptique de la terre autour du soleil.

Ce volume que l’on pourrait croire simple est en fait extrêmement
complexe, surtout si l’ovale est cintré à l’extrême pour maximaliser
l’effet esthétique et suivre l’anatomie des poignets.

Ainsi, les montres de la collection, sous leur apparente sobriété, ne révèlent rien des invisibles tensions internes qui se créent lors de la fabrication.

Parvenir à dominer les forces du métal noble pour qu’il prenne la forme désirée est l’oeuvre grâce à laquelle les créateurs se différencient. Dans ce domaine, Guy Ellia n’a plus à faire ses preuves.

Il est aujourd’hui connu et reconnu pour son incomparable maîtrise des volumes en horlogerie comme des sertissages audacieux en joaillerie.

Dompteur en un sens des matières rares, il sait les respecter et à la fois obtenir d’elles le meilleur. En cintrant les boîtiers des modèles qui sont ici animés par des mouvements à quartz de facture Frédéric Piguet, il parvient à faire que l’or n’accroche jamais la lumière de façon uniforme. Les chatoiements de la matière sont alors plus intenses au gré des mouvements et les feux des pierres plus puissants. Il fallait être joaillier pour penser une montre comme un volume purement destiné à retenir les rayons de lumière et se vêtir.

Dans l’univers de Guy Ellia, rien n’est le fait du hasard. La précision est une évidence au quotidien même si l’image que donnent les artistes d’eux-mêmes associe souvent un grand détachement à une étonnante décontraction… Elle est, comme lorsqu’il s’agit de traiter de la simplicité des modèles, purement apparente.

Mais le jeu des illusions optiques, c’est aussi, comme avec une lentille de télescope, la convergence des images vers un centre. Les aiguilles sont ici le catalyseur des chiffres apposés sur le cadran.

Rayonnants comme par magie sur l’ensemble de la surface convexe, ils semblent émaner d’un point d’origine et se diffuser à la périphérie. Ils suivent en cela le principe de l’expansion de l’univers et révèlent, à leur façon, au gré de la périhélie terrestre rendue par le volume de la montre elle-même, les temps courts et longs de la vie…

Il n’est jamais d’allusions anodines pour Guy Ellia, surtout lorsqu’il s’agit de transmuer en formes épurées certains principes utiles à la compréhension sensible du monde.

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